Que ta lumière brille – Jour#9

Que ta lumière brille - Jour#9

« Envoie ta lumière et ta loyauté ! Qu’elles me guident, qu’elles me conduisent à ta montagne sacrée et à tes demeures ! »
Psaumes 43:3 
 
Ces jours semblent n’être que ténèbres. 
Nous sommes chaque jour choqués, meurtris dans nos âmes et nos esprits dans nos rues et nos assemblées.
Comment briller ? Que faire ? Comment agir dans de telles circonstances ? Comment apporter justice et sureté ? 
Certains disent que ce n’est plus le temps de prier, mais celui d’agir. Comme si prier était une attitude passive, voir même défaitiste et fataliste. Nous nous ne nous sommes ni livrés à notre sort ni passifs dans nos veilles. Les Écritures ne disent pas que l’Éternel veille nuit et jour, que notre Seigneur est notre avocat perpétuel ? 
 
La prière n’est pas égocentrique. Quelles que soient ses formes et ses expressions, c’est un sacrifice d’adoration, de temps et d’argent. C’est passer la volonté du Père avant la nôtre. C’est du même acabit quand certains définissent injustement le confinement comme étant un moment de repos, de décompression, de retour à la maison, du temps pour nous, pour se faire du bien… (allez dirent-ça à tous ceux qui télétravaillent). Quoi qu’il en soit, le travail est rentré à la maison tout comme notre vie de piété, l’église est rentrée à la maison. 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Nos habitations sont devenues de véritables églises dans l’Église « Ekklésiola in Ekklésia ». Jamais dans cette génération nous n’avons eu cette opportunité de servir l’autel de l’Éternel dans nos quartiers, de briller au milieu de cette obscurité qui s’épaissit de façon si simple et concrète.  
 
Nous vivons deux réalités une terrestre et une céleste. Par le Christ nous réconcilions les deux, nous sommes appelés à faire rencontrer les deux, à incarner les deux, à revêtir l’homme nouveau. À laisser briller sa lumière à travers nous, devenir lumière dans les nations, nous les enfants de la lumière.
 
Il est légitime de rejoindre nos concitoyens dans leurs angoisses, leurs désarrois et leurs blessures. Nous sommes un peuple sacerdotal. Apportons ces fardeaux devant le trône de Dieu. Continuons d’appeler la manifestation de la lumière de Dieu sur nos nations. Non, nous ne sommes pas impuissants. Nous savons en qui nous mettons tous nos espoirs et en qui nous confions nos vies. 
 
Oui, notre monde change devant nos yeux, à une vitesse hallucinante. Nous sommes dans l’expectative concernant l’avenir de nos nations, de nos frontières ainsi que de nos libertés et de nos vies. Dans ces moments stratégiques et fragiles, rappelez-vous que celui qui vous a tissé dans la matrice de votre mère a désiré votre existence pour ces temps bien précis ! 
 
Ne nous décourageons pas.
L’Éternel est vivant et il revient.
Montons à sa montagne.
Entrons dans ses demeures. 
Recevons ses plans et ses actions pour aujourd’hui et pour les temps qui viennent. 
Ce sont pour des jours comme ceux-là que les Joseph, les Daniel et les Ezéchiel doivent se lever.
 
Pour finir, je nous invite aujourd’hui à méditer ces deux chapitres qui selon certains manuscrits hébraïques sont un même psaume. Que ce psaume soit notre prière et le cri de nos cœurs pour nous-mêmes, nos familles, nos nations.
 
Sa lumière brille à jamais !
Mehdi
 
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Psaume (42-43)
« Comme une biche tourne la tête |Vers le cours d’eau,
je me tourne vers toi, ô, Dieu !
 
J’ai soif de Dieu, |Du Dieu vivant !
Quand donc pourrai-je aller |Et me présenter devant Dieu ?
 
Mes larmes sont le pain |De mes jours comme de mes nuits.
Sans cesse, on me répète  : “Ton Dieu, où est-il donc ?”
 
Alors que j’épanche mon cœur, |je me souviens du temps
où, avec le cortège, |je m’avançais,
marchant avec la foule |vers le temple de Dieu,
au milieu de la joie |Et des cris de reconnaissance
de tout un peuple en fête.
 
Pourquoi donc, ô, mon âme, |Es-tu si abattue
et gémis-tu sur moi ?
Mets ton espoir en Dieu ! |Je le louerai encore,
car il est mon Sauveur.
 
Mon Dieu, mon âme est abattue !
Voilà pourquoi, je pense à toi |du pays du Jourdain,
des cimes de l’Hermon |Et du mont Mitséar.
 
Un abîme en appelle un autre, |Au grondement de tes cascades ;
tous tes flots et tes lames |Ont déferlé sur moi.
 
Que, le jour, l’Éternel |me montre son amour :
je passerai la nuit |à chanter ses louanges
et j’adresserai ma prière |Au Dieu qui me fait vivre.
 
Car je veux dire à Dieu, |lui qui est mon rocher :
“Pourquoi m’ignores-tu ?
Pourquoi donc me faut-il |vivre dans la tristesse,
subissant l’oppression |De l’ennemi ?”
 
Mes membres sont meurtris, |mes ennemis m’insultent,
sans cesse, ils me demandent : |“Ton Dieu, où est-il donc ?”
 
Pourquoi donc, ô, mon âme, |es-tu si abattue, |Et gémis-tu sur moi ?
Mets ton espoir en Dieu ! |Je le louerai encore,
mon Sauveur et mon Dieu.
 
Fais-moi justice, ô, Dieu,
et prends en main ma cause |Contre un peuple d’impies !
Sauve-moi de ces gens |Menteurs et criminels !
 
Ô, Dieu, tu es ma forteresse, |pourquoi donc me rejettes-tu,
et pourquoi me faut-il |vivre dans la tristesse,
subissant l’oppression |De l’ennemi ?
 
Fais-moi voir ta lumière, |avec ta vérité
pour qu’elles me conduisent
et qu’elles soient mes guides |vers ta montagne sainte |Jusque dans ta demeure.
 
Alors j’avancerai |jusqu’à l’autel de Dieu,
vers toi, Dieu de ma joie |Et de mon allégresse.
Alors je te louerai |En m’accompagnant de la lyre. |Ô Dieu : tu es mon Dieu !
 
Pourquoi donc, ô, mon âme, |es-tu si abattue |Et gémis-tu sur moi ?
Mets ton espoir en Dieu ! |Je le louerai encore,
mon Sauveur et mon Dieu. »
 
Donec Lorem Aenean ut mi, sem,