Jour 8 /// Opération Esther

Jour 8 /// Opération Esther

Un sceptre royal

« L’empereur tendit le sceptre d’or à Esther. Alors elle se releva et se tient debout devant lui. Si l’empereur le veut bien, dit-elle, et si vraiment j’ai obtenu sa faveur, si ma demande lui paraît convenable et s’il trouve plaisir en moi, qu’il veuille bien révoquer par écrit les lettres conçues par Haman, fils d’Hammedata l’Agaguite, et qu’il avait rédigées dans le but de faire périr les Juifs qui vivent dans toutes les provinces de l’empire. » Esther 8:4-5

 Les insignes ont une grande importance, nous reconnaissons un roi à sa couronne, son sceptre et son anneau.

Mais nous, nous sommes une race élue, choisie, une communauté de rois-sacrificateurs, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que nous célébrions bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui nous a appelé à passer des ténèbres à son admirable lumière. (1Pi. 2 :9)

Aucun roi ne règne sans ses insignes, sa couronne, son sceptre, son anneau d’alliance. De la même manière aucun sacrificateur ne pourra se présenter au-delà du voile déchiré sans son manteau de fin lin, sans sa couronne, sans son sceptre d’autorité, sans son anneau royal. C’est le texte de Zacharie 3 qui nous offre cette compréhension du rétablissement du service sacerdotale, de la sacrificature selon l’ordre de Melkisedek. Dans cette saison particulière il nous faut regarder à un autre niveau afin de recevoir la révélation de ce tout en un tout indissociable.

Une identité royale intimement liée à service de la présence de Dieu, vécu dans les hauteurs des profondeurs de la présence même de Dieu, sur la mer de cristal, là où la gloire se manifeste au milieu de ceux qui se trouvent devant le trône, au milieu des vingt-quatre anciens, des juges, des anges, de la nuée de témoins…

Comme au temps d’Esther une interrogation, comme un cri d’urgence, se fait entendre du ciel, peuple de France n’est-ce pas pour un temps comme celui-ci que tu as été appelé à la royauté. (Es. 4 :14) Une telle question demande une réponse, et ce que j’entends à cette heure : Viens toucher mon sceptre!

Si je devais traverser la vallée où règnent les ténèbres de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es auprès de moi : ta houlette me conduit et ton bâton me protège. (Ps. 23 : 4)

Nous constatons que le psaume 23 fait une différence limpide entre deux aspects des bâtons d’autorité, l’un pastoral et l’autre de justice. C’est un aspect non négligeable et une image de ce qui est le fondement du trône de Dieu, la justice et la vérité. Dieu a plusieurs facettes, il est également un Père et l’Ancien des jours, notre Grand Juge qui siège sur son trône d’autorité. Aussi lors de la cérémonie des sacres des rois de France, il était remis deux bâtons au roi de France, un représentant la houlette de David et l’autre la main de justice (Sceptre de Melkisédek) – comme étant la main droite de l’autorité de Dieu, avec laquelle il a déployé les cieux. (Esaïe 48 : 13)

Le bâton utilisé par le berger, pourvu à l’une de ses extrémités d’une plaque métallique, creusée en forme de gouttière, destinée à arracher des mottes de terre ou à ramasser des pierres qu’il jette de manière à faire revenir dans le troupeau les moutons qui s’en écartent.

« Je vous ferai passer sous ma houlette, et je vous ramènerai dans le lieu de mon alliance. J’éliminerai du milieu de vous ceux qui se sont révoltés et qui se sont rendus coupables envers moi. Je les ferai sortir des pays étrangers où ils habitent, mais ils n’entreront pas dans le pays d’Israël, et vous reconnaîtrez que je suis l’Éternel. » (Ez. 20 : 37 -38)

Si nous désirons plus que tout comme un feu dévorant dans nos entrailles, toucher le sceptre de justice du Roi qui règne pour l’éternité, il nous faut nous engager au travers de la voie par excellence. On ne peut se présenter sans se préparer, Esther a vécu un temps de préparation intense avant d’avoir accès à la plus haute autorité. Passer sous le bâton du Roi, signifie se présenter avec humilité et obéissance sous le scanner de celui qui est trois fois saint pour finalement nous conduire dans la repentance.

Cette saison dans laquelle nous opérons nous amène dans la repentance devant le voile déchiré, une invitation à traverser de l’autre côté pour toucher le sang et la chair de Jésus, une rencontre avec l’ADN céleste qui transforme la nôtre. Une invitation à vivre définitivement dans la gloire du Dieu vivant, une vis connectée à son sang et sa présence, un accès à son trône pour toucher son sceptre. Il faudra être déterminé pour vivre la sacrificature royale, pour désirer se tenir dans les faces de l’Agneau, il faudra avoir des entrailles qui crient nuit et jour.

La réponse aujourd’hui face au COVID, aux lois iniques, face aux murs qui s’élèvent, ne se trouve pas sur la surface de la terre, il faudra monter plus haut pour toucher le sceptre de justice de l’Ancien des jours. Ceux qui toucheront ce sceptre d’or, recevront non seulement la faveur, mais des décrets divins seront donnés pour répondre à la terre qui crie après la révélation des fils de Dieu. Des manteaux sont suspendus entre le ciel et la terre, de nouvelles affectations pour les fils et les filles. Une nouvelle génération d’Esther doit se lever, faite d’une génération de fils, de filles sans distinction d’âges, passionnément déterminés, radicalement amoureux pour les choses d’en haut.

Il est primordial de préciser que nous ne montons pas pour des signes, des miracles, des prodigues, des révélations, des expériences, mais nous montons par ce que nous t’aimons. C’est pour l’amour de toi que nous obéissons afin que tu écrives toi-même ce qui doit venir.

Prends ma vie, me voici, je me présente devant tes pieds, prends tout Seigneur. Pour faire au Dieu ta volonté. Amen.

Eric Pechin