Jour 10 /// Opération Esther

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Le sceptre de la couronne de France

Aujourd’hui, nous nous attacherons à connaitre l’importance des insignes liés à la couronne de France et la perspective prophétique pour notre temps. C’est une particularité française que cet attachement à deux sceptres pour le roi de France qui remonte à l’époque Carolingienne, Charles le Chauve reçut deux sceptres en 876. Il résulte de la lecture du psaume 23 qui associe houlette et bâton. L’image davidique s’est imposée avec le sceptre de justice et le bâton de berger.

Les insignes royaux de la droiture et de la justice se manifestent au travers des deux sceptres remis au roi lors de son sacre. Le sceptre est la marque de la puissance royale, il fait obligation au roi de mener une vie irréprochable, de défendre le peuple chrétien contre le mal, de l’aider à marcher sur les sentiers de justice. À l’époque il s’agissait du bâton sur lequel on s’appuie pour la marche, du bâton du berger pour guider le troupeau, mais aussi du bâton de messager, de celui qui parle au nom d’une autorité souverainement élevée.

Le roi sacré avait pour mission de transmettre le message de l’ordre divin. D’abord fin et court, il relevait du bâton de Moïse, il devint ensuite beaucoup plus grand pour atteindre six pieds (1,87 m) avec le sceptre de Charles V. Les sceptres visibles sur les sceaux étaient surmontés d’un fleuron ; la fleur de lys s’imposa ensuite. Elle me manquait à cet emplacement de renvoyer à Isaïe : Or, un rameau sortira de la souche de Jessé [ou Isaïe, père de David], un rejeton [en hébreu netser, une pousse, une fleur] poussera de ses racines. (Esaie 11:1 Texte massorétique)

Avec le sceptre, symbole de justice et de vérité, le roi a le mandat de remettre dans le droit chemin ceux qui s’égarent dans son peuple, tendre la main à ceux qui sont tombés, relever les humbles et confondre les orgueilleux.

Les ordines 104 du XIIIe siècle sont les premiers à mentionner une main d’ivoire à son sommet, une main divine, avec trois doigts levés en signe de bénédiction : la clé de David. Le grand sceptre sera finalement seul porté par le roi de France à travers les siècles.

Ta houlette me conduit et ton bâton me protège. (Ps. 23 : 4)

Il est certain qu’au fil des décennies, les insignes royaux ont perdu de leur grandeur et ont été attribués à des divinités, servant l’adoration des autels étrangers. Il n’en reste pas moins que ces insignes que portaient les rois de France trouvaient leur genèse au travers du couronnement du roi David. Selon des prières tardives dans le siècle, cet insigne (sceptre) est relatif au pouvoir royal, à son mode d’exercice et au résultat post mortem pour le roi ayant bien régné, autrement dit l’arrivée au Royaume éternel, et c’est l’une des évocations de la sanction finale dans la cérémonie rémoise.

Le court sceptre était une verge d’une coudée sommée d’une main d’ivoire. Son nom « main de justice » n’apparaît qu’en 1461 pour les obsèques de Charles VII. La prière qui accompagne le don de cette verge de vertu et d’équité est absolument extraordinaire car elle mêle divers versets bibliques relatifs au Christ (Jean 10:9), au trône de Dieu (Ps. 45 : 7 ; Hé.1:8), au peuple captif dans les ténèbres (Lu. 1 :79-80) et au fait que c’est « la clé de David, le sceptre de la maison d’Israël qui ouvre et que personne ne ferme, qui ferme et que personne n’ouvre », ce qui nous renvoie à Isaïe 22:22 avec la clé de la maison de David, qui ouvre, etc., attribut du bon intendant du Seigneur que l’on retrouve dans Apocalypse 3:17 au sujet du Seigneur lui-même et de l’Église de Philadelphie. C’est dire l’incroyable richesse de concept de cette verge qui débouche sur le dernier livre de la Bible et le proche retour du Christ Jésus.

Il est clairement établi que le sceptre nommé « main de justice » est donné au roi faisant référence au sceptre de Melkisédek, un sceptre d’autorité pour légiférer la justice. Il faut préciser que les rois étaient établis selon l’ordre de Melkisédek.

Dès les Carolingiens, on trouve l’évocation du sceptre davidique et la main du sommet est par excellence son explication. En effet, selon Jérôme en ses étymologies des noms bibliques, […] David veut dire mainforte.

Ce fut évident pour le sculpteur du porche de Saint-Bénigne de Dijon au milieu du XIIe siècle, car il nous montra David tenant le court sceptre à la main. Cette verge est bien normalement le sceptre du nouveau David et va comme un gant, si j’ose dire, au roi des Francs, et ainsi à Hugues Capet qui porta cet insigne sur son sceau. Le roi de France fut durant des siècles le seul souverain à porter la clé de David avec sa main, alors que les autres souverains pouvaient entendre la mystérieuse prière sans tenir un tel sceptre. Ironie de l’histoire, Napoléon Ier entendit cette prière dans Notre-Dame de Paris en 1804, mais Charles X l’ignora en 1825, la commission du sacre ayant décidé sa suppression !

La première main de justice, apparue à la fin du XIIIe siècle et détruite à la révolution. Il fallut en refaire une pour le sacre de Napoléon, mais l’orfèvre, s’inspirant d’une gravure malencontreusement inversée, a réalisé une main gauche… Cela ne pouvait que mal se terminer.

Cette dernière verge servi aussi au sacre de Charles X. L’autorité de Dieu est sa main droite qui a déployé les cieux, c’est également à sa droite que son fils Jésus a été placé sur son siège royal, là où nous sommes assis dans notre position dans les lieux célestes.

Or, la destruction du sceptre de justice était un signe qui annonçait la fin de la royauté française, puis la fabrication d’un nouveau sceptre à des allures perverties, placé dans les mains de Napoléon et de Charles X, signerait à jamais la fin d’une époque et de l’onction davidique qui reposait sur la couronne de France.  

Un autre élément majeur a été détruit à la révolution. C’est le 7 octobre 1793, à Reims que la Convention nationale mandate le conventionnel Philippe-Jacques Rühl 112 afin de briser solennellement la fiole de la Sainte Ampoule 113, qui servait à oindre les rois de France selon l’ordre de Melkisédek, renonçant définitivement à l’onction de Dieu sur la France. C’est sur le socle de la statue de Louis XV préalablement déboulonnée, cassée et destinée à être livrée à une fonderie de canons, que cet événement majeur a eu lieu. La destruction de la fiole d’huile d’onction brisée confirmait la fin de la royauté française mais cet acte comme un décret affirmait que la nation rejetait définitivement la bénédiction de Dieu sur le pays. 

Prière

Merci Seigneur pour notre pays de France, une royauté qui a connu tant de bénédiction impartie des cieux. Réveille la mémoire de la terre de France afin qu’elle puisse recevoir à nouveau ton bâton de justice comme tu l’as écrit dans son livre. Que tout ce que tu as décrété pour les nations de la terre soit libéré. Que l’église de la Francophonie puisse toucher ton sceptre et comprendre l’autorité que tu lui confère dans cette saison. Que les décrets que tu as toi-même écris pour la terre descendent, qu’ils se présentent dans la brèche qui crie pour sa guérison. Que la France retrouve dans sa destiné originel, passionnée, amoureuse et guerrière au service du Roi qui règne. Viens Jésus, reprends ta couronne pour régner sur la France. Nous le déclarons la France à son Roi : Jeshua Hamashiah !

 Eric Pechin

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